vendredi 1 avril 2011

11/52

Chroniques birmanes, de Guy Delisle.

J'adore la bande-dessinée.
J'avais déjà lu les Chroniques birmanes mais ça faisait déjà un bout de temps. Je n'avais pas tellement aimé mais là, comme nous y allons, j'ai eu envie de les relire.

C'est une bd autobiographique sur l'année que Guy Delisle a passé en Birmanie alors qu'il accompagnait sa femme, employée par Médecin sans frontières-France.

J'aime les bd autobiographiques.
C'est en noir et blanc et j'aime les bd en noir et blanc.
J'aime la façon qu'il a de dessiner.
J'avais adoré sa bd, Pyong Yang, sur son année en Corée du nord.
Comment se fait-il que je n'ai toujours pas aimé les Chroniques Birmanes?

Sans doute parce que Guy Delisle semble vraiment détester son aventure. Il a l'air totalement déprimé par ce qu'il voit, ce qu'il fait. Du coup, ça déprime le lecteur. Il ne rigole jamais, ne semble trouver rien d'intéressant. Il a l'air un peu colon, un peu déphasé. Il râle continuellement quand la climatisation tombe en panne, trouve la nourriture moche, les édifices laids...Le seul moment où il semble trouver un certain bonheur c'est quand il se baigne dans la piscine du club sélect de l'ambassade australienne. Bon, j'exagère un peu mais à peine. Quand sa copine lui propose de rester un autre 6 mois, il refuse. Il a fait le tour.

Il a le droit, mais ce n'est pas très captivant et à la limite on se demande bien ce qu'il voulait nous raconter. J'ai eu l'impression qu'il a dessiné pour passer le temps mais que le cœur n'y était pas vraiment. Il y a d'ailleurs très peu d'émotions dans toute cette histoire.

Bref, j'aurais dû relire, pour la sixième fois, Paul à Québec (de Michel Rabagliati) à la place.

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